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Missions du pôle juridique de NPNS : interview

Amélie, stagiaire au pôle juridique de l’association, nous explique l’importance et le fonctionnement de celui-ci dans le processus d’aide mis en place pour les femmes victimes de violence.

Quelle est ta fonction au sein de NPNS ? Comment en es-tu arrivée à y travailler ? Pourquoi ?

Je suis juriste stagiaire au sein du pôle juridique de NPNS. Durant mon master 1 pénal et sciences criminelles, j’ai été accepté au sein d’un programme qui permet d’effectuer un stage de plusieurs mois au sein d’une structure lors du deuxième semestre. Ayant fait un BTS économie sociale familiale et travaillé dans la gendarmerie au pôle des violences familiales, je tenais à faire mon stage dans l’associatif et plus particulièrement dans l’aide aux victimes. C’est pourquoi cette mission au sein de NPNS fut parfaite pour moi.

Comment définirais-tu l’association, ses actions, ses valeurs, ce qu’elle défend ?

De manière générale, les valeurs principales de l’association se trouvent dans la devise : égalité, laïcité, mixité. L’association défend un féminisme universaliste. Sa priorité est l’aide aux femmes victimes de violences, leur reconstruction et les interventions scolaires pour sensibiliser au respect. Il est nécessaire de travailler sur les conséquences des violences, mais également sur les causes, faire des interventions scolaires est donc primordial. Pour changer les mentalités, il est important de sensibiliser et former au respect dès le plus jeune âge.

Sur quel type de dossiers travaille le pôle juridique de l’association ? Comment fonctionne-t-il ?

Au sein du pôle juridique de l’association, il n’y a pas d’avocats. Notre rôle est principalement le conseil, nous expliquons aux femmes les démarches qu’elles peuvent enteprendre et les procédures à suivre, ainsi que les conséquences par rapport à leur situation. Notre rôle réside également dans le fait de rassurer les femmes. Beaucoup de femmes viennent à l’association avec leurs enfants, elles ont peur de perdre la garde de ces derniers. Dans ce cas, notre rôle est de les rassurer et de les orienter au mieux afin de les aider dans la procédure devant le juge aux affaires familiales. En cas de classement sans suite de leur plainte, nous leur expliquons pourquoi, et les différents recours qui s’offrent à elle. Dans l’hypothèse où les femmes ne souhaiteraient pas porter plainte, nous ne les incitions pas à le faire, mais leur expliquons les conséquences pour leur avenir selon le cas, dépôt de plainte ou non.

Quelle est la démarche à suivre lorsqu’une femme victime vient demander de l’aide ? Comment l’association l’aide concrètement ?

Lorsqu’une femme vient demander de l’aide, nous réalisons un premier rendez-vous à l’association, où elle nous explique les raisons de sa venue, et ce qu’elle attend de nous. Dans l’hypothèse où l’association ne pourrait pas répondre favorablement aux demandes de la femme, nous l’orientons toujours faire une structure qui pourra l’aider au mieux.

Dans le cas contraire, nous lui donnons un autre rendez-vous avec un des pôles de la structure, selon les besoins de la personne, social, psychologique et/ou juridique, axé sur la mise en place d’une aide concrète. Elles peuvent alors revenir régulièrement afin d’assurer un suivi. Pour le pôle juridique, notre travail s’arrête lorsque les avocats prennent le relai, sauf si ces dernières souhaitent des conseils tout au long de la procédure. Nous travaillons également beaucoup par mail avec des femmes qui ne résident pas en région parisienne, et donc ne peuvent pas se déplacer.

Quel est le pourcentage de femmes qui s’en sortent après avoir été aidées par l’association ?

En général, une femme qui vient demander de l’aide à l’association a déjà l’idée et la détermination de partir du foyer. Mais la plupart des femmes que nous suivons retournent plusieurs fois chez elle avant de quitter définitivement le domicile conjugal. Le plus difficile pour ces victimes est donc de franchir notre porte.

Qu’est-ce que l’association t’a apportée sur le plan personnel et professionnel ?

Travailler pour NPNS m’a apporté beaucoup de connaissances sur le féminisme, et le droit des étrangers. Ce stage m’a également permis de développer encore davantage mon autonomie, ma persévérance et m’a confortée dans l’idée de travailler auprès des victimes de violences.

Cet interview vous a motivé pour faire partie du pôle juridique de l’association et vous souhaitez donner de votre temps ? Vous pouvez postuler pour un service civique ou un stage en envoyant votre CV et lettre de motivation en précisant les missions que vous voulez effectuer ainsi que vos disponibilités à contactnpns@gmail.com

NPNS participe aux Solidays

C’est officiel, l’association NPNS sera présente au festival Solidays qui se tiendra du 22 au 24 juin prochain.

    Les SOLIDAYS 2018 se dérouleront du 22 au 24 juin prochain à l’hippodrome de Longchamps dans le 16ème arrondissement de Paris  et NPNS posera ses valises au sein  du village associatif du festival. Ce village, composé d’une centaine d’autre associations est un espace unique de partages et de rencontres.

Trois jours plus qu’importants donc pour nous, pour notre cause, et pour les femmes pour qui nous luttons, un moment que l’on espère partager avec vous ! En effet, au cœur de la vie associative, entourée de centaines d’autre associations, NPNS aura la chance de pouvoir partager ses valeurs auprès de l’ensemble du microcosme associatif et du grand public, lors de ce festival. Un moment très important pour la reconnaissance de ce que l’on défend.

Du vendredi au dimanche, l’équipe bénévole tiendra donc un stand aux couleurs de NPNS et présentera les actions de l’association : aide concret des femmes victimes de violence, qu’est-ce qu’on y fait concrètement et les interventions scolaires. Pour cela, nous y retrouverons le jeu  »Dans tes baskets » pensé  par la Maison de la mixité : les participants seront invités à se mettre dans les baskets des femmes victimes, pour essayer d’appréhender comme elles, les difficultés de leur parcours. Ils devront dire ce qu’eux feraient dans telle ou telle situation.

Comment s’y rendre ?

Hippodrome de Longchamps : 2 route des Tribunes 75016 PARIS Accès transports :Navettes gratuites RATP : En collaboration avec la RATP, partenaire historique du festival, Solidays met à votre disposition des navettes gratuites pour vous rendre au festival et en repartir. RDV à l’arrêt de bus 244 (porte Maillot) /  au point de rencontre Solidays (Sortie N°6 depuis la Ligne 1 du Métro). À partir de 0h30 le vendredi et le samedi, dans le sens des retours, le dispositif est renforcé avec des navettes desservant St Lazare (arrêt au niveau du N151). Métro : Ligne 1 ou RER C – Porte Maillot puis accès au festival avec les navettes gratuites. Ligne 10 – Boulogne Jean Jaurès

NPNS condamne les propos de Sarah Braasch

Suite aux agissements et aux propos de Sarah Braasch et sa supposée appartenance à Ni Putes Ni Soumises, l’association souhaite clarifier sa position au moyen de la déclaration infra. 

Pour rappel, lundi 7 mai, cette personne, ouvertement raciste et islamophobe, aurait agi sur simple délit de faciès en refusant que l’une de ses camarades de l’université de Yale, au États Unis, soit présente dans les locaux, au motif de sa couleur de peau.

Stéphanie Rameau, présidente de NPNS, déclare :

«  L’association Ni Putes Ni Soumises condamne avec la plus grande fermeté les agissements et les propos tenus par Sarah Braasch lors de la soirée du lundi 7 mai 2018 au sein de l’université de Yale.
L’intéressée a effectivement fait partie de l’association NPNS durant quelques mois entre 2009 et 2010. Néanmoins, depuis son départ il y a huit ans, elle ne fait plus partie de nos membres et ne peut donc rien revendiquer au nom de NPNS. 
NPNS ne peut être associée de quelque manière que ce soit aux propos, agissements et idéologies défendus par Sarah Braasch. De par nos statuts, seule la présidente peut s’exprimer au nom de l’association.
NPNS est un mouvement laïc, apolitique qui milite contre tous les types de discriminations. Nous luttons contre toutes les formes de repli identitaire et de relativisme culturel qui ont pour conséquence une montée effrayante de l’obscurantisme. Nous n’avons de cesse de promouvoir le bien vivre ensemble, tout en apportant de façon concrète aide et soutien aux victimes de violences. Notre féminisme est un humanisme, notre féminisme est universaliste, notre féminisme est populaire.
NPNS ne peut tolérer d’être citée en connexion avec des propos qui viennent à l’encontre de ses valeurs ou de celles de la République. »

NPNS vs Orelsan, épilogue

Devant l’avalanche de réactions que la position de NPNS suite aux 3 victoires de la musique d’Orelsan a provoqué, il semble souhaitable de faire œuvre de pédagogie quant aux valeurs de notre association et de rappeler l’historique de la querelle.

En 2009, NPNS et quelques autres organisations avions estimé que les propos d’Orelsan dans deux de ses chansons – « Sale Pute » qui date de 2006 et « Saint-Valentin » qui date de 2009 étaient intolérables. A l’époque, nous avions compris l’intention de l’artiste, mais les mots faisaient mal, d’autant plus qu’ils étaient repris, sans deuxième degré cette fois ci par les jeunes que nous croisions lors de nos interventions scolaires. Nous avons donc décidé d’attaquer Orelsan en justice et nous avons perdu : c’est une question de goût et rien d’illégal.

NPNS n’apprécie toujours pas les menaces qu’Orlesan y profère : elles font écho au quotidien de nombreuses de nos victimes.

Et le temps a passé. L’artiste a gagné en notoriété. Il n’en a pas pour autant repris les deux titres controversés sur ses albums, il ne les produit pas sur scène, il n’a pas péroré suite à sa victoire en justice. Il n’a eu de cesse de réaffirmer qu’il était respectueux des femmes, et a même été honoré par deux victoires de la musique en mars 2012, qui n’ont fait hurler personne.

Depuis, rien à redire, si l’on comprend que son langage fleuri est celui de la rue. Il consacre même aux féministes un épisode de « Bloqué! » en 2014 – intelligent et drôle. Il a sorti un nouvel album l’année passée …. qui fait un tabac. Nous ne l’écoutons pas plus que le précédent parce que ce n’est pas notre style de musique, parce que nous reste en tête la triste mélodie de « sale pute » et qu’on a tellement d’autres choses à faire que d’avoir un avis sur un disque. Nous avons toujours les victimes à recevoir, aider, conseiller, nous allons dans les écoles de la République pour y exposer nos valeurs, et parler de tolérance, de respect de l’autre, d’ouverture d’esprit. Nous ouvrons des antennes un peu partout en France, le tout, toujours sans grand soutien des pouvoirs publics (hormis le CGET).

Un soir, à la télé, son nouvel album reçoit trois victoires de la musique et patatras, la controverse : faut-il retirer à Orelsan ces victoires ?

On ne sait pas d’où cette pétition vient, les principales organisations féministes ne s’expriment pas sur le sujet. Pressentant que cette affaire allait prendre de l’ampleur, et afin d’étayer nos arguments féministes et préparer nos punchlines, nous avons écouté le disque. Nous n’avons rien décelé de suspect : nous avons découvert un album où Orelsan parle d’amour, de respect et de tolérance, où il défend la fidélité, s’interroge sur la célébrité, confie sa nostalgie, son attachement à sa bonne ville de Caen et défend le vivre ensemble … le tout de façon agréable à écouter même pour les féministes que nous sommes. En fait, nombre des valeurs qu’il défend sont les nôtres. Alors en réponse à de nombreuses sollicitations, nous avons exprimé cette opinion sur les réseaux. Cette prise de position a eu incommensurablement plus d’écho que lorsque nous intervenons dans le débat public sur n’importe quel autre sujet, quelle ironie !

Certains disent ne pas reconnaître NPNS. Nous pourrions donc avoir des divergences avec d’autres camarades féministes sur de nombreux points, mais lorsqu’il s’agit d’une chansonnette il faudrait absolument rester solidaires ? Comment expliquer ensuite aux jeunes que nous rencontrons tous les jours qu’il faut respecter la justice lorsqu’on se permet de la remettre en question à la première contrariété ? Ils condamnent Orelsan par principe, sans même avoir pris la peine d’écouter son dernier disque. Ce que nous n’avions pas fait à l’époque : nous avions écouté avant de décider de passer par la justice. C’est justement ce dogmatisme, de condamner par principe, qui écarte bon nombre de femmes et d’hommes du féminisme.

NPNS c’est du respect et de la tolérance, pas de l’enragisme. Simple et basique.

Apprentissage du respect et de la tolérance en milieu scolaire

Depuis sa création, NPNS œuvre à la sensibilisation des jeunes générations à l’égalité, au respect et à la tolérance. Depuis #MeToo, la parole s’est libérée, et ces échanges sont désormais recherchés.

NPNS offre un cadre auprès les jeunes qu’elle rencontre pour : les faire dialoguer, s’écouter, comprendre le vécu de l’autre, celui des filles, des garçons, des jeunes qui feront le monde de demain.

 

Débattre, s’exprimer

C’est dans un lycée du 19e arrondissement de Paris que nous décidons de démarrer ce dialogue. Première heure, identifier nos préjugés. Les jeunes sont invités à définir un homme, une femme en nous donnant le premier mot qui leur vient à l’esprit. Leurs réponses : virilité, barbe, immature, fils de pute, mystère. Le ton est donné.

Pour les femmes, on retrouve : mère, maquillage, élégante, ménage. “Non, mais n’importe quoi!” lance quelqu’un. La majorité ne se reconnaît pas ces définition collectives pourtant données spontanément. Le débat est ouvert: ensemble, on parle, on interroge, on s’exprime sur nos vécus. “Moi ce qui m’énerve…”, “souvent on dit des trucs comme ça alors qu’en réalité c’est plus trop le cas…” Après une heure de parole libre, une phrase est lâchée : “Ouais mais là je suis pas trop d’accord avec toi, c’est pas du sexisme ça”.

intervention scolaire ni putes ni soumise

S’écouter, déconstruire

C’est le moment d’intervenir et d’attirer l’attention sur le nerf de la guerre : l’écoute. Entre filles et entre garçons, les jeunes se mettent d’accord sur quelques questions qu’ils aimeraient poser à l’autre sexe. C’est l’occasion de réfléchir sur le vécu de l’autre que nous n’avons pas, sur toutes ces réactions que l’on ne comprend pas chez l’autre. Face à face, les groupes s’interrogent tour à tour, se répondent. Ce n’est pas une confrontation mais un échange attentif.

“Comment vous vous sentez quand vous vous faites aborder dans la rue?”

“A partir de quel moment vous vous sentez agressées?”

“Est-ce que ça vous est arrivé de réprimer vos sentiments du fait d’être un garçon?”

“Quand est ce que vous savez si vous êtes amoureux?”

Des réponses sont apportées par deux ou trois personnes de chaque groupe. Interdiction de commenter, de réagir à ce qui est dit. C’est le plus dur : écouter la parole de l’autre sans juger, sans commenter, sans réagir tout de suite, simplement écouter ce que l’autre a à nous raconter. Dans ce silence attentif, la parole prend une importance particulière. Les jeunes racontent une agression, la peur dans la rue, la tristesse qu’on n’exprime pas pour ne pas passer pour un faible. Ils se risquent à dévoiler un peu de leur vécu.

Au bout d’une heure, l’exercice prend fin. Les participants sont un peu frustrés de ne pas avoir pu réagir, un peu étonnés de ce qui a pu être dit. Mais surtout tout le monde s’est écouté et chacun repart en ayant au moins compris une chose : se définir seulement en tant que fille ou garçon est réducteur. Au contraire, nous sommes des individus, tous différents : c’est ça la vraie richesse humaine, et c’est ça qui se respecte.

Engagée-Fraiches

Engagée – Stéphanie Rameau de Ni Putes ni Soumises

Stéphanie Rameau, présidente du Mouvement Ni Putes Ni Soumises tente de faire changer les choses et en appelle au soutien de tous !

Geplaatst door FRAICHES op zaterdag 17 februari 2018

Témoignage d’une militante

« Lele Plateforme de l’association accueille chaque jour des femmes victimes de toutes formes de violence. Physiquement ou par téléphone, les professionnels de l’association leur prodiguent des conseils, un suivi et une aide personnalisés. Les psychologues et travailleurs sociaux travaillent d’arrache-pied pour trouver des solutions face à des situations qui semblent parfois insolvables et désespérées. Ils aident les victimes avec humanité, caractéristique qui manque parfois cruellement dans la vie de ses femmes au quotidien, que ce soit dans leur cercle proche ou bien au sein de la société. En parallèle de ce suivi souvent hebdomadaire, ce pôle a développé, par la force des choses, une partie « Urgences » via un accueil de jour. En effet, le nombre de femmes dans des situations d’urgence pour leur vie et celle de leurs enfants a augmenté à l’association. De ce fait, les bénévoles et volontaires ont dû s’adapter et créer cet accompagnement spécifique. Ces femmes sont pour la plupart à la rue et ont peu de connaissances des aides qui peuvent leur être apportées. Elles sont parfois immigrées, ne parlant pas ou peu le français ou ne sachant pas lire et écrire. Les petites choses de la vie qui nous semblent faciles sont des obstacles quotidiens pour elles. L’équipe de NPNS leur offre donc un toit pour la journée, un endroit où elles peuvent se reposer et se ressourcer, se nourrir, et parler si elles le souhaitent. Nous tentons alors de leur apporter l’aide la plus fructueuse possible, notamment en termes de logement et de nourriture. Ces situations sont des challenges pour nos équipes, à une époque où le samu social est submergé d’appels et où la liste d’attente pour un logement d’urgence ne cesse de se rallonger. Mais peu importe le profil de la personne ou la forme de violence qu’elle subit, elle sera toujours reçue avec dignité et respect, et NPNS lui apportera le plus de soutien et de solutions possibles. Car nous ne laissons jamais repartir quelqu’un sans l’avoir aidée; c’est le mantra que, chaque jour, nous tentons de suivre avec ferveur et dans la bonne humeur. »

Nouveaux locaux

Après avoir été généreusement hébergé par la Région Ile-de-France, le Mouvement Ni Putes Ni Soumises a investi ses nouveaux locaux le 20 mai dernier, au 80 rue de Paris à Montreuil (93100).   C’est avec grand plaisir que volontaires et bénévoles travaillent dans cette structure de 92m2, au développement de leurs projets ( Maison de la mixité, VIES, etc…). Ce local, avec les équipes de juristes, de psychologues et d’éducateurs spécialisés, va permettre d’accueillir dans de meilleures conditions les victimes. Un accueil téléphonique est actif du lundi au samedi, de 10h00 à 17h00, au 09 73 62 97 00.